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Questions de foi

J’ai répondu à environ 1500 «Questions de foi» au cours des dernières années. Ces réponses, dûment approuvées, furent publiées principalement en cinq volumes intitulés «Réponses chrétiennes à vos questions». Elles expriment la Parole de Dieu et la sagesse de l’Église catholique. Nous vous les présentons.

C’est ma joie de faire route avec vous!

Gérard Desrochers, C.Ss.R., auteur de ces réponses.
Communauté internationale, Sainte-Anne-de-Beaupré


Jésus Christ savait-il qu'Il était Dieu?

La question porte sur la « conscience » que Jésus aurait eue ou non de sa divinité. La question ne porte pas sur la divinité de Jésus en laquelle nous croyons fermement.

Dans sa science ou sa conscience « humaine », acquise ou infuse, Jésus savait-il qu'il était Dieu? Était-il conscient de sa divinité? Question très délicate débattue par les exégètes. Ces derniers font la distinction entre l'évangile de Jean et les évangiles écrits plus tôt par les synoptiques Marc, Matthieu et Luc. Faut-il distinguer entre le Christ de la foi et Jésus de l'histoire?

La Tradition de l'Église, celle des Pères de l'Église, des pasteurs, des théologiens et des simples fidèles, répond affirmativement à la question posée : Jésus savait qu'il était Dieu!

Jésus ne pouvait se départir de sa connaissance divine. Il parlait souvent de son Père du ciel. Nous pouvons citer maints passages de la Bible, surtout en saint Jean, où il laisse voir la connaissance de sa divinité : « Tout m'a été remis par mon Père » (Mt 11, 27); « Jésus disait : Abba! Père! » (Mc 14, 36); « Mon Père, pardonne-leur » (Lc 23, 34); « Qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé » (Jn 5, 23); « Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » (Jn 8, 19); « Moi et le Père nous sommes un » (Jn 10, 30); « Le Père est en moi et moi dans le Père » (Jn 10, 38); « Qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14, 9); « Tout ce qu'a le Père est à moi » (Jn 16, 15); « Il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu » (Jn 5, 18); etc.

Le Catéchisme de l'Église catholique affirme que la connaissance humaine du Fils de Dieu « ne pouvait pas être de soi illimitée... C'est pourquoi le Fils de Dieu a pu accepter en se faisant homme de 'croître en sagesse, en taille et en grâce' (Lc 2, 52) ». Mais, s'inspirant de saint Maxime, le Catéchisme ajoute : « La nature humaine du Fils de Dieu, non par elle-même, mais par son union au Verbe, connaissait et manifestait en elle tout ce qui convient à Dieu. C'est en premier lieu le cas de la connaissance intime et immédiate que le Fils de Dieu fait homme a de son Père » (Nos 472-473).

Les textes que je cite et d'autres textes apportent une réponse positive à la question qui m'est posée, car ce sont des mots humains qui sortaient de sa bouche humaine et qui transmettaient sa science humaine. Écoutons cette affirmation du Catéchisme : « De par son union à la Sagesse divine en la personne du Verbe incarné, la connaissance humaine du Christ jouissait en plénitude de la science des desseins éternels qu'il était venu nous révéler » (Mc 8, 31, etc.) (Catéchisme, No 474).

Nous pouvons donc conclure, dans la fidélité à la Tradition, qu'il était conscient de sa divinité, qu'il l'a affirmée dans ses paroles, qu'il a agi en Dieu dans ses oeuvres et sa vie.

Parce qu'il y a deux mille ans, Jésus, conscient de sa divinité, s'est proclamé l'égal de Dieu, Fils de Dieu, Dieu, on l'a tué. Sa résurrection a prouvé qu'il proclamait la vérité en se croyant et en se disant Dieu.

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N'y a-t-il pas de la différence entre Jésus et les héros?

Certains comparent Jésus à Bouddha ou à quelque grand personnage de l'histoire. N'y a-t-il pas entre Jésus et ces héros de l'histoire une grande différence?

Il y a une différence infinie : sa divinité. Jésus est Dieu.

Il y a une différence infinie : sa divinité. Jésus est Dieu.

Au 4e siècle, l'Église affronta l'arianisme. Arius, prêtre d'Alexandrie en Égypte, se mit à enseigner que Jésus, le Logos, le Verbe de Dieu, était une créature de Dieu. Cette erreur ruinait la divinité du Fils. Elle se répandit rapidement. Le concile de Nicée, en 325, le premier concile oecuménique, proclama la foi des chrétiens en la divinité de Jésus. Il déclara que le Fils est consubstantiel au Père. La divinité de Jésus ne vient pas de ce que Dieu l'ait adopté comme son Fils. Saint Jean nous dit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu... Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous... » (Jn  1, 1-3. 14). Il est Dieu le Fils. Plus tard, le premier concile de Constantinople, en 381, affirmait de même la divinité de l'Esprit Saint.

Les ariens furent soutenus par des empereurs. Saint Athanase, défenseur de la foi, prit cinq fois le chemin de l'exil. Parmi d'autres héros de la vraie foi, mentionnons les papes, saint Hilaire de Poitiers, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze et saint Grégoire de Nysse. L'arianisme, comme hérésie spécifique, disparut. Aujourd'hui, le Nouvel Âge ne voit en Jésus que l'homme, un homme peu à peu illuminé de sagesse à la manière de Bouddha.

Jésus Christ est Dieu; nous le proclamons dans le Credo. En son unique personne qui était divine, comme l'affirma le concile d'Éphèse en 431, il y avait la nature humaine et la nature divine, selon la définition du concile de Chalcédoine en 451.

L'Église a condamné l'erreur du monophysisme (une seule nature en Jésus) au concile de Chalcédoine et l'erreur du monothélisme (une seule volonté en Jésus) au 3e concile de Constantinople en 680-681. Les deux natures en Jésus ne se mêlaient pas, ne se confondaient pas, bien qu'unies hypostatiquement dans la même personne. Dans l'évangile Jésus parle parfois selon sa nature humaine pour dire que son Père est plus grand que lui (Jn 14, 28); en d'autres circonstances, il parle selon sa nature divine pour affirmer que le Père et lui sont un (Jn 10, 30). Nous pouvons faire une distinction entre ses connaissances humaines et ses connaissances divines. Le jeune Jésus croissait en « sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 52).

Si, de nos jours, des non-chrétiens mettent en cause la divinité de Jésus en le comparant à certains grands personnages de l'histoire, Moïse, Bouddha, Confucius, ils oublient la différence essentielle entre Jésus et ces héros de l'histoire. Jésus était Dieu!

Pour cette foi en Jésus, notre Dieu, et en sa Parole, des milliers et des milliers de gens sont morts martyrs, des millions de moines et de moniales ont enfermé leur vie dans des cloîtres, d'innombrables missionnaires ont franchi les océans, des multitudes de chrétiens et de chrétiennes vivent toujours d'évangile.

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Pourquoi mêler la religion à la politique?

Pourquoi mêler la religion à la politique, quand on sait que la politique c’est de la m…?

Peut-être que ce n'est pas toujours de la m… Les individus font les états de vie, les mouvements, les organisations, la société. Et même le domaine de la politique. Il faut réhabiliter la politique dont la réputation est affaiblie par son impuissance apparente à réduire les problèmes sociaux, et entachée parfois par la corruption.

La religion n'est pas la politique, mais il y a des chrétiens convaincus partout. Certains ont choisi la politique pour y exercer une influence bénéfique sur leurs concitoyens. Je pense à Georges Vanier, gouverneur général du Canada; lui et son épouse Pauline, parents de Jean Vanier, nous ont laissé l'exemple de la sainteté vécue au service du peuple de Dieu. Tous les politiciens ne seront pas canonisés, mais plusieurs ont vécu dans la générosité chrétienne leur mission de politiciens. Voici un extrait du testament spirituel laissé à son épouse Francine par le Docteur Camille Laurin, politicien qui a joué un rôle important dans notre société québécoise. Avant de mourir du cancer, en 1999, il témoignait de sa foi au Christ :

« Francine chérie,

Jésus a toujours été présent en moi, bien que caché sous le voile de la foi...

J'ai la joie de penser que je serai bientôt en contact direct avec le Père, le Fils et l'Esprit et qu'au-delà de la foi, j'aurai la réponse à mes questions et baignerai dans la joie éternelle de la lumière, de la vérité et de l'Amour.

En attendant, devant notre crucifix, que j'ai sans cesse devant les yeux, je remercie Jésus et son Père pour la création du monde, la création de l'homme et de la femme, l'amour infini qui a présidé à l'Incarnation qui a fait de Jésus notre frère humain et de tous les humains les fils et les filles de Dieu.

Je remercie aussi Jésus pour ma naissance, mon baptême, mes parents, ma famille, ma Francine chérie et pour toutes les grâces qu'il n'a cessé de me dispenser...

Je le remercie tout spécialement pour son Eucharistie...

En cette heure douloureuse, je m'unis à lui sur la Croix. C'est bien peu à côté de ce qu'il a souffert. Mais je veux ainsi participer à la Rédemption...

L'amour est éternel... »

Au lieu de cette citation, j'aurais pu m'étendre sur les liens cordiaux qui doivent exister entre l'Église et la politique en tout pays.

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N'est-ce pas que la télévision mentionne de plus en plus de suicides?

De nos jours, la télévision mentionne de plus en plus de suicides de personnes talentueuses et très appréciées. Devant la désespérance du coeur humain, il est certain qu'on doit s'abstenir de juger, car le jugement appartient seulement au Seigneur.

Que dire aux personnes qui voudraient comprendre davantage?  

Je me rappelle ces paroles de Marthe Robin, cette mystique de notre temps : « La misère appelle la miséricorde ».

J'aime cette citation... Faute peut-être de trouver présence encourageante et réconfort, certains mettent fin à leur vie. Leurs signaux de détresse n'ont pas été décelés à temps. Les proches n'ont pu les secourir et les orienter vers des centres spécialisés dans la prévention du suicide.

Le suicide restera toujours une tragédie. Pour nous, chrétiens, nous savons que Dieu seul est maître de nos vies et que nous ne pouvons y mettre fin. Nous savons également que la souffrance, si pénible soit-elle, physique ou morale, a valeur d'éternité si elle est offerte en union avec les souffrances de Jésus. Notre foi nous rappelle ces vérités quand viennent les nuages et les tempêtes de la vie. Nous puisons force dans la prière et la contemplation du Christ souffrant pour nous. En même temps, nous devons chercher à améliorer les soins palliatifs qui peuvent enrayer la souffrance.

Le suicide n'est pas une solution valable et il faut nous en convaincre plus que jamais. Autrement, nous risquons de suivre les exemples que nous présentent les mass media. C'est avec un sens de leur responsabilité que les médias doivent parler des suicides. Il leur faut éviter de présenter les suicides comme nouvelles prioritaires, ne pas spécifier les méthodes employées, ne pas romancer la raison du suicide. Autrement, après la diffusion de la nouvelle, par la télévision, la radio ou la presse, se produit un effet d'imitation chez les indécis et les cas de suicide se multiplient. Il est inapproprié et faux de dire que les suicidés ont posé un geste courageux; non, c'est une action de faiblesse, que Dieu seul jugera sans doute, mais qui est loin d'être un modèle à suivre. Le courage n'est pas là.

Voyez ce que dit le Catéchisme de l'Église catholique : « Le suicide contredit l'inclination naturelle de l'être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il est gravement contraire au juste amour de soi. Il offense également l'amour du prochain... Le suicide est contraire à l'amour du Dieu vivant... » (No 2281).

Il est aussi écrit : « Des troubles psychiques graves, l'angoisse ou la crainte grave de l'épreuve, de la souffrance ou de la torture peuvent diminuer la responsabilité du suicidaire » (No 2282). Ces considérations nous empêchent de juger la personne qui met fin à ses jours. Elles nous invitent à consoler les proches que ce deuil afflige.




Pour voir toutes les questions de foi, consultez ce site: www.repchret.ca.