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Dossier du mois - mars 2017

Sainte-Anne d’ailleurs par Lucie Ricard


Sainte-Anne-de-la-Pérade 

Tous les deux mois nous vous présenterons une Sainte-Anne d’ailleurs. Nous commençons, ce mois-ci, avec une petite voisine pas trop éloignée de Sainte-Anne-de-Beaupré. 

Sainte-Anne-de-la-Pérade est une municipalité du Québec dans la région administrative de la Mauricie, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent. La ville est située près de l’embouchure de la rivière Sainte-Anne, le long du Chemin du Roy qui relie Montréal et Québec. Il s’agit d’un segment historique de la Route 138 qui longe toute la rive nord du fleuve.

Sainte-Anne-de-la-Pérade s’avère la capitale mondiale de la pêche au poulamon, connu ici sous le nom de petit poisson des chenaux, qui se pratique sur la rivière gelée. La saison de pêche dure généralement de la fin décembre à la fin-février et, chaque hiver, des milliers de touristes y viennent pour vivre l’expérience de pêcher sur glace. Un village temporaire constitué de cabanes de pêcheurs est construit sur les eaux gelées de la rivière Sainte-Anne qui traverse la ville.

La pièce maîtresse de la municipalité est l’église Sainte-Anne-de-la-Pérade, une église catholique près des rives de la rivière, bâtie sur le modèle de la basilique Notre-Dame de Montréal.

En décembre 1852, M. Louis-Adolphe Dupuis, 17e curé de la paroisse, décidait, lors d’une assemblée de la Fabrique, de consacrer tout l’argent des coffres à la construction d’une nouvelle église. Le contrat ne fut officiellement signé que le 31 mai 1855 pour la somme de 6 300 louis.
Les plans de cette nouvelle église avaient été conçus par l’architecte montréalais Casimir Coursolles, et furent inspirés de l’église Notre-Dame de Montréal. Elle fut construite sur un terrain donné à la Fabrique par des citoyens.

Les travaux de construction s’échelonnèrent sur 14 ans, pendant lesquels on a transporté les pierres de taille de Deschambault à Sainte-Anne par des corvées. Le 29 juillet 1856, Mgr Cooke posa la première pierre et bénit la pierre angulaire. Mgr Louis-François Richer-Laflèche, évêque de Trois-Rivières, procéda à la bénédiction solennelle de l’église le 26 août 1869.

Dimensions

La profondeur................................................................ 153 pieds
Du plancher au sommet de la voûte................................. 54 pieds
Les clochers.................................................................... 110 pieds
Le parterre............................................................... 104 x 83 pieds
La capacité d’accueil: 972 personnes assises, sans compter le jubé.

Style

L’église de Sainte-Anne s’apparente au style gothique: arcs ogivaux qui expriment la verticalité et la hauteur; aspect léger de l’architecture générale et éclairage abondant des grandes fenêtres qui accroissent l’impression d’un lieu de culte agréable et vivant. Les rosaces et les deux clochers viennent confirmer l’appartenance à ce style qui offre à l’église Sainte-Anne toute la magnificence des grandes cathédrales.

Les verrières

En 1877, on fit venir des vitraux de couleurs de la France. Les paroissiens en défrayèrent les coûts au montant de 500 dollars et en firent don à la Fabrique. Les vitraux sont disposés tout autour de l’église et le nom de chaque donateur y est inscrit.

Les statues

Au-dessus du grand portique, une statue de sainte Anne se dresse à 96 pieds du sol. Elle fut sculptée par un italien, J.B. Salla, dans un bloc de granit tiré d’une carrière de Saint-Marc. Sainte Anne mesure 8 pieds de hauteur et Marie 4 pieds. Le véritable trésor de l’église est la statue de sainte Anne qui s’élève tout près du chœur. Ce chef-d’œuvre inestimable fut sculpté à Gand, en Belgique, par un artiste du nom de Mathias Zens. Elle est totalement fabriquée de chêne de Belgique. C’est une merveille de précision, tant dans le mouvement naturel et l’ampleur de l’étoffe que dans la densité des minuscules traits de peinture, qui lui confèrent cette splendeur esthétique malgré les nombreuses années. On peut affirmer, sans conteste, que cette statue est unique au monde.



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