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Dossier du mois - mai 2017

Maturité spirituelle par Jean-Paul Simard 

Les Rédemptoristes, des semeurs d’espérance

Des semeurs d’espérance! Tels sont les Rédemptoristes. Une communauté qui rayonne à travers le monde et qui a marqué l’histoire à travers ses œuvres et sa spiritualité. Une communauté connue, au Québec, à travers la traditionnelle dévotion envers la « bonne Sainte Anne ».

Qui sont les Rédemptoristes? Le premier souvenir que je conserve d’eux remonte à mon enfance. J’étais servant de messe dans ma paroisse et chaque année un père rédemptoriste, fils du milieu, venait se replonger dans l’atmosphère familiale. Pour le petit village où j’habitais, c’était un événement. On se pressait à l’église pour voir cette « visite rare », comme on disait familièrement à l’époque. Et pour cause!

Au physique, c’était un religieux imposant, corpulent, à la voix grave et forte. Nous étions impressionnés de l’entendre prêcher. Mais à travers le personnage, c’était l’image de la communauté tout entière qui filtrait. Pour nous, les rédemptoristes, c’était d’abord ça. Quelque chose d’impressionnant qui venait de Sainte-Anne-de-Beaupré et qui était associé au culte vénérable de la « bonne Sainte-Anne ».

Certes, cette image réduite de la communauté, identifiée à la seule province canonique de Sainte Anne de Beaupré, voilait passablement le rayonnement planétaire de la communauté, avec ses six mille rédemptoristes appuyés par des laïcs, dans plus de soixante-quinze pays. C’est à travers ces personnes que se poursuit l’œuvre de Saint Alphonse de Liguori, qui fonda la communauté en Italie en 1732.

Qu’est-ce qu’un rédemptoriste? Il faudrait des pages entières pour en parler. Mais la meilleure façon de le faire est d’évoquer la spiritualité qui caractérise les Rédemptoristes. Une spiritualité directement reliée au mystère de la Rédemption du Christ : sa naissance, sa passion, sa mort et sa résurrection. Une spiritualité qui reflète la mission de Jésus : le salut du monde. De cette spiritualité découle le charisme de la communauté, c’est-à-dire ce qui en fait sa spécificité pastorale. À travers leur vie et leur action, les Rédemptoristes recherchent une seule chose : annoncer, par une prédication vivante et adaptée, que la résurrection du Christ nous apporte une espérance nouvelle et donne un sens à notre existence.

On remarque qu’à la base de la vie rédemptoriste, se profile un grand besoin de donner et de se donner par une diversité d’actions pastorales au service des autres. Le rédemptoriste est habité par le désir sincère de consacrer son savoir-faire, ses talents et son temps au service de l’œuvre de Dieu. C’est ainsi que les rédemptoristes, pères ou frères, à travers des tâches complémentaires et variées, se présentent comme des semeurs d’espérance au service de l’Église.

Il serait intéressant de voir comment a germé cette espérance particulièrement au Québec. C’est à travers le culte et la dévotion envers la « bonne Sainte Anne » que s’est le plus affirmée la présence des rédemptoristes en sol québécois. Nous savons que les premiers rédemptoristes sont arrivés à Sainte-Anne-de-Beaupré en 1878. Leur première mission fut de prendre la relève des prêtres diocésains au sanctuaire de Sainte-Anne qui existait déjà. Un lieu rendu très populaire par les « grandes merveilles » que dispensait Sainte Anne. Sa réputation était telle qu’elle se propagea de façon exponentielle à travers le monde. Aujourd’hui, le nombre de pèlerins affluant à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré ne se compte plus.

Dans l’histoire de la communauté, une figure se détache en surbrillance. C’est celle du vénérable Alfred Pampalon. Personnage extraordinaire qui a illustré de façon magnifique, à travers son apostolat et ses vertus éminentes, la vocation rédemptoriste. Appelé familièrement « la brebis du bon Dieu », il fut certainement l’un des plus illustres représentants de la communauté. Être le bon pasteur, comme Jésus dans l’Évangile, telle a été la mission qu’il incarna à un haut degré de sainteté, au point que l’on disait de lui qu’il était « traversé par la lumière du Christ ». Aussi l’appelait-on familièrement le « bon père Alfred ».

L’action des rédemptoristes s’est aussi particulièrement illustrée à travers les « annales de la bonne Sainte Anne », comme on l’appelait à l’époque. Nous nous contenterons d’un simple rappel ici, car le précédent numéro de la revue portait sur le sujet. Disons simplement que la revue continue l’œuvre des rédemptoristes, qui emprunte des voies aussi diversifiées que la pastorale des malades et des bien portants, celle de la parole et de l’écoute (counseling), celle des arts sacrés et religieux. Nous pourrions allonger facilement la liste des engagements qui définissent le ministère d’espérance qu’exercent les rédemptoristes et qui les place, pour très longtemps encore, dans l’horizon du temps.

Je termine ce court éloge, en remerciant la communauté pour sa riche présence parmi nous, laquelle, malgré les épreuves qu’elle a traversées, demeure l’une des plus importantes institutions religieuses au Québec et dans le monde.



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