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Dossier du mois - janvier-février 2017

Au coeur de l'entrevue  par Anne Blouin

Des mains et des yeux ouverts!

Quand on pense au partage, l’exemple concret qui nous vient à l’esprit est celui du couple et plus encore de la famille. Quel lieu de départ privilégié dans la vie pour expérimenter les bienfaits du don. Pour comprendre ce que veut dire réellement l’entraide pourquoi ne peut se tourner vers le souvenir des familles nombreuses d’autrefois? N’y avait-il pas là l’aide mutuelle comme activité à l’horaire au quotidien? Qu’est-ce qui nous motive encore aujourd’hui en 2017 à vivre l’entraide et y trouver sa joie?

J’ai rencontré Mme Céline Morissette, native de Cap-Santé dans Portneuf. Cadette d’une famille de onze enfants, la petite Céline fût élevée par des parents âgés avec une mère fragile de santé. Son enfance fût empreinte de souffrance mais aussi d’espérance. La plupart de ses frères et sœurs étant partis de la maison c’est une grande sœur qui a joué le rôle maternel pour elle : « J’ai été élevée pauvrement mais je n’ai manqué de rien ».

Quelles sont les valeurs qui faisaient vivre votre famille?

« Les valeurs à la maison étaient palpables : la foi, le don et le service ». Très tôt la petite Céline a appris l’entraide dans la famille : « On ne pouvait pas faire autrement, cela allait de soi. Les corvées familiales se faisaient spontanément en campagne. Auprès des familles éprouvées par la maladie mon père et ma mère allaient laver ces personnes diminuées. Nous préparions un repas pour les familles par solidarité. Aider l’autre, aider ses parents étaient des attitudes quotidiennes. Très tôt j’ai compris que la vie nous a été donnée et nous avons à donner notre vie à notre tour. Mon objectif de vie depuis ce jour : donne ta vie ».

Avez-vous gardé cet esprit d’entraide dans votre vie d’adulte et de couple?

Avec son mari Clément Dion, ils se sont occupés pendant 40 ans de la Saint-Vincent-de-Paul à Saint-Charles-Garnier. Ayant les mêmes valeurs et venant de milieux modestes ils ont pris à cœur l’aide aux démunis : « Lorsque j’étais jeune, nous recevions des vêtements à la maison et je devais en donner un à la deuxième voisine qui était plus pauvre que nous dans la paroisse ». Mme Morissette croit que la foi se manifeste par le don. Depuis le décès de son mari, elle continue à vivre l’entraide en 2017, autrement, encore plus. Le 23 novembre 2015, elle est devenue veuve consacrée : « C’est une façon de vivre une alliance avec le Seigneur dans l’engagement ». Elle s’occupe des personnes âgées seules, est impliquée dans sa paroisse pour la venue des réfugiés et s’intéresse beaucoup à la jeunesse.

Quel espoir avez-vous quant à l’entraide chez les jeunes en 2017?

« Les jeunes ont besoin de se donner, ils sont vrais ils sont beaux, sont capables de service mais manquent de temps. C’est par la foi des plus âgés qu’on leur redonne un élan d’entraide ». Au-delà des technologies qui les isolent ils ont besoin de se tourner vers les autres. La société d’aujourd’hui a un urgent besoin de redéfinir ce qu’est l’entraide. Collaborer à rendre la société meilleure c’est avoir un cœur sur la main. Comme le dit ce proverbe africain : « Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».


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